Asian female journalist reporting live from a suburban crime scene with camera and microphone.

Développement

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Facilité

Le statut de journaliste est important, il donne aux journalistes une légitimité auprès de leurs sources et de leur public. Cela leur permet d’obtenir plus d’informations et d’avoir plus facilement une audience. Mais cela n’est possible que si ce statut est pris au sérieux. Si n’importe quel agent de propagande peut se revendiquer journaliste, alors ce statut perd son sens pour tous les autres journalistes.

Une manière d’améliorer cette situation, en plus de la forme juridique de l’entreprise dans laquelle les journalistes travaillent, serait la mise en place d’un permis à point de journalisme.

Fonctionnement

Tout comme un permis de conduire, le concept est que la pratique du journalisme est conditionnée au fait d’avoir des points sur son permis.

Ces points sont retirés dans plusieurs infractions :

  • Propager une information en tant que fait, en ne sachant ni si elle est vraie ni si elle est fausse, au lieu de citer la source et de donner une idée de la crédibilité de l’information.
  • Utiliser un sophisme / raisonnement fallacieux.

Un comité peut retirer ces points spontanément ou à la suite de signalements.

Les journalistes peuvent faire appel s’ils jugent que les points sont enlevés illégitimement.

Si un journaliste n’a plus de points, alors il ne peut plus s’exprimer dans un média ou en tant que journaliste tant qu’il n’a pas fait un stage de remise à niveau de journalisme et attendu un temps minimum.

Le temps de suspension et le type de stage est de plus en plus important à chaque perte du permis.

Un média en soi a aussi un permis à points similaire.

Un média qui permet l’expression d’un journaliste sans permis peut être sanctionné.

Toutes les infractions sont rendues publiques.

Questions fréquentes

Cela ne risque-t-il pas d’entraver la liberté de la presse ?

Dans la pratique, non. Ce qui est empêché avec la mise en place de ce permis, c’est la diffusion d’informations non vérifiées et l’utilisation de sophismes, c’est-à-dire de procédés fallacieux. Aucun organisme de presse ne devrait jamais vouloir soit diffuser des informations non vérifiées, soit utiliser des raisonnements fallacieux. On peut considérer que ça fait partie de la liberté d’expression de faire ces choses et ça tombe bien, le permis est réservé aux journalistes, pas à tous les autres citoyens. Dans tous les cas, ça ne fait pas du tout parti de la liberté de la presse. Au contraire, en poussant tous les médias à répondre au même standard de rigueur sur ces sujets, on a plus de chance que la liberté de la presse puisse exister concrètement puisqu’il y a moins de chance pour que des publications déforment la réalité pour être plus attractives que des publications avec plus d’éthique.

Quel est l’intérêt d’avoir ce permis ? On peut quand même s’exprimer sans ce permis, non ?

Oui, mais pas dans un média, ce qui veut dire qu’il n’y a pas de financement public ou citoyen pour votre création sur la base du fait que ce serait un média. Les média auraient un réel rôle d’information et de fiabilité et seraient beaucoup plus crédibles qu’aujourd’hui. Le média pourrait dire publiquement qu’il est un média reconnu et le journaliste pourrait dire qu’il est un journaliste reconnu, les citoyens sauraient ce que cela implique, ils ont un permis à jour. Aujourd’hui cela n’implique quasiment rien, ce qui fait que des « vrais » journalistes, ne gagnent pas grand-chose à dire qu’ils sont journalistes et des « faux » journalistes, y gagnent à le proclamer.

Comment obtenir le permis ?

Il suffit de passer un examen de journalisme.

Si j’ai pas de permis je peux m’exprimer en tant qu’invité sur un média, mais si j’en ai un et que je le perds je ne peux pas m’exprimer sur un média, il y a un problème non ?

C’est vrai que cela peut paraître étrange, mais quand on devient journaliste et qu’on s’exprime avec ce titre, on gagne une certaine légitimité auprès du public. Ainsi, une personne qui ne s’est jamais exprimée en tant que journaliste n’a pas le passif de journaliste auprès des spectateurs et lorsqu’elle s’exprime, n’est pas considérée comme une source fiable d’informations. C’est l’inverse pour le journaliste sans permis. Il y a un risque qu’il puisse encore être vu comme source fiable d’information, ce qu’il n’est légalement pas tant qu’il n’a pas retrouvé son permis.

Être journaliste c’est une responsabilité, c’est un choix de carrière qui engage.

Mais du coup ça rend le travail de journaliste hyper compliqué, il faut s’assurer que l’information qu’on diffuse est sourcée et crédible et il ne faut pas que la manière dont on s’exprime ne manipule pas l’opinion du public en exploitant ses biais cognitifs ?

Oui c’est normalement le travail d’un journaliste.

Mais si en tant que journaliste j’ai envie que mon public ait une opinion plutôt qu’une autre, je fais comment ?

Change de métier.

Mais si toutes mes enquêtes portent à croire qu’un certain bord politique a bien plus raison qu’un autre bord politique, comment je fais pour rester neutre ?

Tu donnes les résultats de tes enquêtes et si un parti politique a tort tu le dénonces et si un parti politique a raison, tu le démontres. Il n’y a rien de biaisé à juste dire la vérité. Être neutre, ce n’est pas chercher le juste milieu, ça c’est un sophisme et ça peut être sanctionné.

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