Développement

100

Facilité

Il existe énormément d’aides publiques destinées à la presse (1,8 milliards en 2010) qui permettent à des médias de pouvoir exister.

Dans le même temps, beaucoup de médias sont achetés alors qu’ils sont déficitaires, sans doute dans le but de les contrôler et de contrôler leur ligne éditoriale.

Cela peut se faire directement ou indirectement, en embauchant des personnes qui partagent les idées du propriétaire, ou en virant des personnes qui s’y opposent.

On observe par ailleurs une concentration des médias possédés par quelques milliardaires.

Si l’on souhaite que les journalistes puissent faire leur travail d’investigation et d’information du public sans être utilisés à des fins propagandistes par les propriétaires, il faut un moyen de distinguer des outils de propagande de médias d’information.

Cela étant très subjectif, un moyen simple pour commencer semble être de cibler la forme juridique de l’entreprise.

Si l’entreprise est une coopérative et a un système d’un de type un travailleur, une voix, alors cette entreprise est gérée démocratiquement et les travailleurs décident ensemble de la ligne éditoriale du média.

Si au contraire l’entreprise est possédée par des actionnaires, alors dans ce cas, ce sont les actionnaires qui ont un pouvoir décisionnaire, on ne peut donc pas s’assurer de l’indépendance des journalistes et de la ligne éditoriale au sein de cette entreprise.

Utiliser cette distinction pour donner le titre de média ou non à une entreprise permet alors de ne donner des aides qu’aux médias qui seront donc sous forme de coopérative et dont les travailleurs décident ensemble démocratiquement de leur ligne éditoriale.

Ce serait un pas en avant pour lutter contre l’instrumentalisation de l’information et cela permettrait de concentrer les aides dans des médias indépendants.

Si vous appréciez ce contenu proposé par