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Développement

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Facilité

Ce devrait être le point de départ de tous les raisonnements politiques, nous faisons société pour pouvoir vivre ensemble. Avant de pouvoir faire quoi que ce soit d’autre, il faut s’assurer que les besoins vitaux de tous soient garantis.

On ne choisit pas de naître et on ne choisit pas non plus où l’on naît. Si on naissait dans un monde hypothétique sans société, nous essayerions de survivre en prenant à la nature à notre guise. Le fait de vivre en société ne permet pas de survivre de la sorte car il y a alors réglementation de la manière dont les ressources sont partagées1.

Dans ce cas, la survie n’est plus du seul ressort de l’individu car s’il n’arrive pas à survivre et meurt d’une cause qui aurait pu être évitée, cette mort est en partie la responsabilité de la société.

En partant de ce constat, la société, si elle entend réglementer par quelque moyen que ce soit un espace, se doit de garantir les besoins vitaux de tous ceux dont cet espace est le lieu de vie.

Si les besoins vitaux ne sont pas garantis, alors aucune autre préoccupation de la société n’a de sens, car nous ne pouvons pas faire société si certains se tuent à survivre et d’autres peuvent profiter de cette situation.

C’est pourquoi il n’y a pas de budget à allouer aux besoins vitaux, il faut les garantir, il faut s’en donner les moyens quoi qu’il en coûte.

  1. La société n’est pas essentiellement une mauvaise organisation. Nous pouvons gagner énormément à allier nos forces et à construire ensemble. De plus, l’état de nature est seulement conceptuel et mène dans tous les cas à une société, le plus souvent une société autoritaire. ↩︎

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